Et oui ! À 52 ans, j’ai quitté la sécurité de l’emploi pour me lancer de nouveaux défis

22/6/2022
Quelles sont les grandes étapes de ta vie ?  

Femme de militaire, j’ai quitté la région Alsace pendant près de 7 ans. La nostalgie du pays m’a fait découvrir l’écriture. J’avais dans l’idée d’écrire un vrai roman qui n’a d’ailleurs jamais vu le jour. Lorsque j’ai mis au monde ma petite fille, j’ai décidé de revenir en Alsace afin qu’elle puisse évoluer dans ma région natale qui, pour moi, avait gardé de nombreuses valeurs et au sein d’une famille unie. Cela fini par un divorce, mais dans le même temps par un fort besoin de bâtir, de conquérir. J’ai toujours eu le goût de la liberté, l’envie d’être autonome — ce qui ne signifie pas la légèreté— certains y verront une forme d’égoïsme, d’anticonformisme, mais c’est bien malgré moi car je ne suis ni anticonformiste ni rebelle.  

De retour en Alsace, je me sens pousser des ailes. Je passe un concours et réussi. Je reste de nombreuses années dans le secteur public et je continue d’écrire. Ce n’est que lorsque ma fille se lance à son tour dans la vie que je quitte mon emploi pour me consacrer entièrement à ce que j’aime. J’avais alors 52 ans.

Quelles étaient les tensions créatrices ?

Pourquoi avoir quitté la sécurité de l’emploi ? Mon esprit, mes idées et mes ambitions n’étaient plus en accord avec le poste que j’exerçais. Je me sentais à l’étroit mais surtout je m’ennuyais profondément. J’étais attirée par d’autres horizons : la création, l’écriture, les arts un milieu que j’affectionne tout particulièrement, mais je ressentais aussi le besoin de me lancer de nouveaux défis. Les obligations, les qu’en-dira-t-on, la position sociale, rien de tout cela ne m’a jamais arrêtée.  

Je publie mon premier ouvrage en 2000 « Le siècle maudit » chez un éditeur. Je crée mon entreprise, « Relooking de meubles anciens » que je développe et qui existe toujours. Je publie un 2e roman, puis un 3e ... Je viens de sortir mon 9e ouvrage, « Le Sarment du Silence ». Je me suis lancée dans les conférences et j’ai créé ma propre maison d’éditions.

Comment se déroule une journée type ?

De 6h à 10h écriture, ensuite petit déjeuner copieux et je me rends à l’atelier derrière la maison pour travailler les meubles soit pour des clientes soit pour les expositions.

14h repas et je retourne à l’atelier. Mes soirées sont consacrées aux sorties entre amis mais aussi au sport. 2X par semaine je me rends au fitness et 1X à l’aqua gym.

L’écriture est ma passion depuis toujours. C’est un travail intellectuel nécessitant beaucoup de recherches à contrario de la rénovation des meubles qui est très physique.  J’aime faire revivre une vieille commode oubliée, une bergère usagée, ou un buffet qui rend l’âme. Chargés de passé, je leurs redonne vie et élégance.

Bénévole dans l’association des Jeuniors d’Alsace où j’interviens dans l’évènementiel, je suis satisfaite de pouvoir apporter mon expérience et mes compétences au service de mon prochain afin qu’il retrouve une vie sociale.

Comment te sens-tu à l’approche de la retraite ?

Je me sens plus motivée que jamais. Je n’aime pas le mot retraite, cela me fait penser au placard alors que c’est tout le contraire, c’est un passage où tout est possible. Une autre vie... Et une nouvelle vie. Pour moi c’est une continuité et non une rupture.  

J’adore les vieilles bâtisses et les demeures de l’époque, celles chargées d’histoires et de secrets d’alcôve. Il y en a pleins en Alsace. J’ai dans l’idée d’en rénover une pour la transformer en maison d’accueil pour les orphelins afin qu’ils y trouvent la chaleur d’un foyer, l’amour et la sécurité ainsi qu’une chance de faire des études et de réussir une vie sociale.  

Quelle est la discussion sur la retraite qui t’énerve ?  

Ce qui m’agace c’est qu’à un certain âge, on fait plus attention au physique d’une femme que celui d’un homme. C’est vrai et c’est injuste. Même si les choses changent un peu, les femmes doivent faire plus d’efforts, faire face à plus d’épreuves.  Mais c’est aussi une pression que je me mets moi-même. Elle serait identique si j’étais un homme parce que je pense qu’il faut se battre, faire des efforts pour conserver une plus grande fraîcheur de corps et d’esprit. Ainsi, il est aussi des critères que l’on pardonne plus facilement à un homme à un certain âge qu’à une femme, un peu comme si celle-ci devait être davantage décorative que productive.  Je ne peux pas comprendre que l’on vieillisse sans prendre soin de soi.  

Quel est ton conseil aux personnes 50+ ? 

Ne vous arrêtez pas de rêver. Ne pas se comparer aux autres. Il faut oser, être courageuse, croire en soi. N’ayez pas peur de vous trouver une passion, le théâtre, la culture, la musique ? Et pourquoi pas s’occuper des autres, il y a énormément d’associations qui ne demandent qu’à vous accueillir pour vous rendre utile. En aidant les autres vous oublierez vos propres soucis.  

Quel est ton mantra personnel : « N’abandonne pas ! »

Vous trouverez les ouvrages et les photos des créations de meubles ainsi que les dates de dédicaces sur : Catherine Wolff Romancière

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